A PROPOS DU PARDON
« Le Père qui est aux cieux vous a pardonné avant même que vous ayez pensé à le lui demander, mais ce pardon n’est pas disponible dans votre expérience religieuse personnelle avant le moment où vous pardonnez à votre prochain. » [LU, 146:2.4]
Ajusteur de Pensée : « L’incapacité à pardonner retient un menotté aux expériences passées désagréables. Garder des rancunes pèse sur une âme et la maintient ancrée et obsédée par des offenses réelles ou perçues. Pensez un instant aux offenses qu’il vous est si difficile de lâcher, qu’il s’agisse de la trahison de votre confiance, des blessures infligées à vos sentiments, de l’indignation que vous ressentez face au manque d’amour ou au manque de respect dont vous avez pu être victime... La liste des rancunes qui rongent le cœur humain est étendue.
Certaines infractions relèvent du domaine de la mesquinerie, tandis que d’autres sont plus graves : la perte d’un être cher par un acte de violence ; le détournement de l’épargne d’une vie par une arnaque mal intentionnée, etc. Certaines infractions ne sont pas intentionnelles, tandis que d’autres sont imprégnées d’iniquité. Votre monde regorge de telles occurrences, et beaucoup d’entre elles semblent au-delà de la portée du pardon humain.
Le ‘Par-don’ est un ‘don’ du cœur. Le Cœur du Père est toujours grand ouvert. C’est une zone sans rancune. Il ne S’offense pas car Il aime inconditionnellement Ses créatures évolutionnaires, ignorantes et immatures, faisant une allocation généreuse pour leurs défauts.
Le pardon total doit, par conséquent, traverser le cœur des créatures. C’est comme une rafale d’air frais qui passe dans votre cœur depuis le Cœur du Père. Pourtant, la fenêtre de votre cœur doit être grande ouverte pour la laisser passer et le purifier complètement de toute émotion stagnante et puante. C’est pourquoi, pour être pleinement intégré dans votre être, le pardon doit circuler pour passer à travers vous vers les autres.
La compassion est la clé du pardon. À quel point ressentez-vous de l’empathie envers les autres ? Pendant sa vie en chair et en os, Jésus a été à l’affût de toute occasion d’obtenir des aperçus sur ses semblables. Il a passé beaucoup de temps à converser avec eux, apprenant à connaître leur histoire de vie. Il n’a pas jugé ; il a écouté. Il n’a pas pointé un doigt accusateur ni ne leur a jeté des pierres ; au contraire, il est intervenu pour arrêter ceux qui avaient l’intention de le faire.
Comment pouvez-vous vraiment apprécier le pardon et son pouvoir libérateur si vous êtes encore accablés par votre incapacité à pardonner—à lâcher prise ? Vous ne pouvez pas être libérés par le pardon du Père tout en étant pris en otage par vos rancunes. Ce n’est pas la liberté totale.
En pardonnant à vos semblables, votre âme peut enfin prendre son essor. Elle coupe tous les attachements aux expériences passées douloureuses ou laides. Elle cesse de traîner leur poids mort, devenant ainsi libre de s’envoler vers des altitudes spirituelles plus élevées et de savourer pleinement l’étreinte clémente du Père. « Traitez les autres comme vous voulez être traités. » Envoyez des bénédictions silencieuses à ceux qui semblent rendre votre vie difficile. Ne sont-ils pas vos enseignants en chair et en os, puisqu’ils vous présentent des occasions d’acquérir la maîtrise de soi ?
Le pardon est la rançon que vous payez à ceux qui vous prennent en otage émotionnellement. Il relâche l’emprise malsaine qu’ils ont sur vous. Ne préféreriez-vous pas être assujettis au pouvoir d’attraction des Royaumes Supérieurs plutôt que d’être retenus par la force gravitationnelle de votre morosité émotionnelle ?
Le pardon, c’est Dieu qui soulève de vos épaules le poids de la culpabilité et du regret. C’est Dieu qui vous dit d’anticiper la gloire de Ses promesses éternelles plutôt que de leur tourner le dos, étant tellement occupés à pointer du doigt les offenses passées que vous ne parvenez pas à percevoir les paysages toujours renouvelés de votre parcours de vie. »